CONCEPTION DES COSTUMES ET DU MAQUILLAGE

    

     

      Réalisme et Onirisme. 

 

    Les costumes ont été pensés d’après l’envie de Kevin Chemla d’ancrer le récit dans une réalité brute et historique tout en donnant à voir cet univers à travers le prisme et la sensibilité d’adolescents. 

 

    Une base de travail a été établie d'après des documents sur la mode des années 90, des reportages et des photographies d'enfants en temps de guerre, à Sarajevo et ailleurs. Une gamme de couleurs particulière a ainsi été conçue pour créer une harmonie visuelle, comme un tableau vivant. Une autre étape, essentielle, a été de salir, de vieillir et d'user les costumes afin de les contextualiser et de s’en servir pour concrétiser la guerre et son quotidien. Salir, poisser et graisser les cheveux, les mains, les ongles et les visages : il s'agissait de donner une histoire aux corps des kids.

 

    Des libertés ont par la suite été prises pour façonner les personnages. Une des références majeures de la conception des costumes a été les enfants perdus du Pays Imaginaire de Peter Pan, de J.M. Barrie. Ainsi, des accessoires d'ordre plus esthétique et fantaisiste tels que des plumes, des bracelets de ficelles, des glands en pendentifs (imagerie symbolique issue de Peter Pan) ont été ajoutés, révélant les jeux des kids, leur innocence, leurs personnalités et leurs rapports aux autres. Dans la mise en scène, deux des personnages se maquillent le visage de peintures de guerre rappelant celles d'indiens d'Amérique. Des poudres naturelles d'argile et de végétaux ont été utilisées, avec une palette ocre, rouille et charbon, pour rester dans un esprit brut et sauvage, et ainsi faire écho à la gamme de couleurs des costumes. 

Joséphine Tisserand-Chamak

    

Croquis préparatoires :

Acteurs et actrices maquillé(e)s et en costumes :